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"Les femmes dans la science" encourage les jeunes chercheuses à réaliser leurs projets audacieux en Bulgarie

Photo: Pixabay

Trois jeunes femmes ont été récompensées pour leur excellence scientifique lors d’une cérémonie qui s’est tenue le 29 novembre à l’Université de Sofia “Saint Clément d'Ohrid”. Le programme “Les femmes dans la science” encourage depuis 12 ans le potentiel féminin en prêtant la main forte aux femmes et leur désir de changer le monde.

Un des plus importants objectifs de ce programme placé sous l’égide de l’UNESCO est de soutenir les femmes dans la science par le moyen de bourses nationales de 5 mille euros pour qu’elles puissent mener leurs recherches en Bulgarie. 33 scientifiques ont déjà été récompensées dont Radoslava Békova de l’Institut d’océanologie auprès de l’Académie bulgare des Sciences (ABS) primée pour son projet relatif à la pollution aux déchets de plastique du littoral de la mer Noire.

Radoslava Békova
"C’est un des prix les plus prestigieux remis dans le domaine de la science," indique-t-elle. "Cette bourse m’a été accordée au bon moment. Elle m’a permis d’acheter de l’équipement et de prendre part à des colloques internationaux où les frais de participation sont trop élevés même rédhibitoires pour les chercheurs bulgares. Enfin, ce prix que je voulais beaucoup obtenir, m’a permis d’avoir une autonomie par rapport à mon développement professionnel."

Radoslava Békova a été récompensée de deux autres prix pour ses recherches dans le domaine du changement climatique, les risques qui en découlent et les ressources naturelles. Co-autrice de 23 articles, elle a présenté de nombreuses communications dans le cadre de colloques nationaux ou internationaux. Malgré ses réussites professionnelles, la jeune chercheuse affirme que les femmes dans la science se heurtent à plus d’obstacle et qu’il n’y a toujours pas de parité. A ses dire, comme les femmes sont considérées comme "le sexe faible", dans son domaine de recherche on préfère les hommes.

"Nous autres, femmes, nous sommes souvent mères, nous devons nous occuper de beaucoup de choses dans une perspective personnelle," déclare Radoslava Békova. "Un congé maternité nous fait reculer de 10 ans dans notre réalisation professionnelle. D’ailleurs, il y a un écart de rémunération qui favorise les chercheurs hommes. Il ne s’agit pas du salaire mais des financements au titre de différents projets et appels d’offres." 

Quant aux études dans le domaine de la protection des ressources biologiques, les habitats naturels et l’évaluation écologique du littoral et de l’environnement marin, la surveillance des plages et des dunes a repris après deux ans de suspension à cause de la pandémie de Covid. Malheureusement, aux dires de Radoslava Békova, les déchets augmentent et notamment, la pollution en plastique.


Est-ce que les scientifiques s’intéressent à la pollution de la mer Noire causée par la guerre en Ukraine ?

"Il n’y a pas d’analyse officielle des conséquences de la guerre mais elles sont inévitables," répond Radoslava Békova. "Cela se manifeste dans l’excès de mortalité chez les dauphins, même si on ne sait pas avec certitude s’il s’agit d’une conséquence des hostilités en Ukraine ou une pandémie provoquée par la hausse de la température moyenne annuelle de la mer Noire. Une série d’analyses chimiques sont encore à mener, car une guerre a des retombées graves sur l’environnement, l’air et la mer."


Edition : Diana Tsankova (interview réalisée par Mariella Dimitrova, RNB Varna)

Version française : Maria Stoéva

Photos : Facebook/Institute of Oceanology - Bulgarian Academy of Sciences

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