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Krassimira Stoyanova : „l’Opéra élève l’esprit! “

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C’est une des divas de l’opéra qui revient régulièrement sur la scène bulgare interrompant ses tournées triomphales dans les plus grands théâtres lyriques du monde. Car Krassimira Stoyanova est une vraie pointure, titulaire du prix de l’excellence lyrique en 2009, qui lui a été décerné par l’Opéra de Vienne. Deux ans plus tôt, elle est sacrée « Musicien de l’année » par le programme « Allegro vivace » de la Radio nationale bulgare. Et 2015 lui apporte la distinction « Docteur honoris causa » du Conservatoire d’art musical, pictural et de danse de Plovdiv, dont elle est une des élèves. Voici une première interprétation de celle qui est considérée comme le soprano attitré des airs de Verdi.



La grande chanteuse a bien voulu accorder une interview à RBI en reconnaissant qu’elle a été toujours en très bons termes avec la Radio. Quant à savoir quelle est la place du chant lyrique à notre époque, voici sa réponse :

L’opéra est un genre à part et ses particularités doivent être préservées, dit Krassimira Stoyanova.- C’est un art élitiste, aristocratique même. Il y a 300-400 ans, la radio n’existait pas, comme d’ailleurs ce qu’on appelle aujourd’hui les moyens de communication de masse et les humains avaient trouvé un moyen de se faire plaisir grâce à la belle musique et aux vocalises des chanteurs de talent.L’opéra est une source de réflexion, de méditation même, les grands classiques ne doivent pas être revisités n’importe comment et par n’importe qui, même s’il existe de nos jours toute une armée de « metteurs en scène » qui veulent faire leurs preuves sans trop réfléchir à l’original. Il fut un temps où le chanteur d’opéra était roi, au même titre que le compositeur et le chef d’orchestre du spectacle. Malheureusement, les choses ont beaucoup changé ces derniers temps et certains ont oublié que l’opéra a pour vocation d’élever l’esprit… »

Dans toute sa carrière, Krasimira Stoyanova a excellé dans les rôles de Gilda de « Rigoletto » de Verdi, qui lui a valu un contrat à l’Opéra de Vienne dont elle fait toujours partie. Elle chante à New-York, Londres et à Berlin.

Je vis des instants magique chaque fois que je monte sur scène, nous confie l’artiste. – Je sens mon cœur vibrer et je me sens vivre… Je vise toujours la perfection, mais Dieu seul connaît son secret ! La musique est une création divine. Les physiciens et les astronomes ont démontré que l’univers repose sur une forme d’harmonie qui reflète une logique mathématique. Ce n’est pas par hasard qu’il existe 7 tonalités, 7 couleurs, 7 jours dans la semaine. Tout est harmonie. Il est à regretter que les humains ne s’en rendent pas compte où qu’ils essayent de bouleverser l’ordre établi. »

La force et la faiblesse humaines sont à la base de la quête d’harmonie dans le grand art – tel est le credo de Krassimira Stoyanova qui a été ovationnée avec ferveur lors de son concert salle « Bulgaria » à Sofia. A la fin du dernier rappel, elle a interprété la « Prière de Maria-Desislava » de l’opéra éponyme de Parachkev Hadjiev et elle a dédié cette prière à la Bulgarie…

Présenté par Blagorodna Guéorguiéva