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Ephéméride : Vendredi saint

Père Vassilii de l’église de la “Transfiguration” à Sofia
Photo: BGNES

« Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. » Cette formule fait partie des Sept paroles de Jésus en croix qui ont été prononcées immédiatement après son crucifiement, lorsqu’il demande ce pardon pour ceux qui ont participé à sa condamnation et exécution. Un désir de racheter ainsi les péchés de l’humanité. Au lieu de les maudire, il formule une prière pour le salut de leur âme, illustrant son amour inconditionnel du genre humain et ouvrant la voie de sa rédemption…

Le Vendredi Saint est certainement le point d’orgue de la Semaine de la passion, lorsque les chrétiens célèbrent la descente du corps du Christ de la Croix. Le prêtre dépose le Corps du Christ, il l’enveloppe dans un tissu blanc et le dépose, en procession, près de l’autel. Dans une célébration vespérale, appelée le service de la Lamentation au Tombeau, le prêtre sort l’Epitaphios, l’image du Christ mort peinte ou brodée sur une nappe, de l’autel et le porte en procession autour de l’Église, avant de le placer dans le Sépulcre, un catafalque qui symbolise le Tombeau du Christ. Cette procession, durant laquelle les fidèles portent des chandelles allumées, représente la descente du Christ aux Enfers.

Il y a un an à peine, notre vie suivait son cours normal, ponctué par les joies et les peines de notre quotidien. Or, la pandémie a bouleversé notre existence remettant en question notre vision du monde, nous intimant de reconsidérer les vraies valeurs de la vie. Un an plus tard, quel bilan peut-on dresser de ces longs mois d’épreuves ? Eléments de réponse avec le père Vassilii de l’église de la “Transfiguration” à Sofia : 


"L’existence humaine, depuis la naissance jusqu’à la mort est semée d’embûches. Si de nos jours, nous vivons une période d’hystérie globale à cause de la pandémie, cela ne signifie pas que la vie des humains est très différente et complètement chamboulée. Chacun de nous passe par une période de catharsis, qu’elle soit personnelle, familiale, sociale, financière, politique ou professionnelle…Nous menons un perpétuel combat de survie, d’auto-défense, de remise en question. Et lorsqu’un tel bouleversement social se produit, on se sent dépassé par les évènements…"

Aux dires du père Vassilii, c’est une question de surexposition et d’extrapolation et si l’homme réussit à se débarrasser de la psychose collective, il constatera par lui-même que les choses ne sont pas aussi tragiques. L’important, c’est de se dire que tout est dicté par Dieu. « Comme le dit Jésus lui-même, la chute d’un seul cheveu de notre tête se fait par la volonté de Dieu ».


"C’est un enseignement pour tous ceux qui se disent mécréants, poursuit le père Vassilii. Le salut de l’âme n’est pas dans la léthargie du quotidien, il demande beaucoup de travail et d’efforts sur soi-même, des souffrances et un combat permanent contre nos propres démons, nos péchés et nos épreuves, le monde autour de nous. Ceux qui doivent prendre conscience de cette réalité, j’ai en vue les mécréants et les sceptiques, doivent voir et réaliser l’importance des miracles. En cette période de catharsis, chaque être humain montre son vrai visage. Malheureusement, dans la vie de tous les jours, c’est souvent le superflu et l’hypocrisie qui dominent les relations sociales. Or, la résurrection de Jésus-Christ est un moment de solitude et de reccueillement qui permet à l’humanité de prendre conscience de l’acte de descente sur Terre de Dieu, pour se fondre dans la foule des humains, racheter leurs griefs par le sang de la crucifixion d’un innocent. 

La grandeur de son humilité ne fait pas partie du folklore populaire des chrétiens. Il faut croire que Dieu est réellement descendu sur Terre pour faire don de sa vie aux humains. Briser le sceau du péché original et nous insuffler l’espoir d’une vie éternelle. Il depend de nous seuls si nous allons passer par les portes du Paradis ou de l’Enfer…"

Récit: Sonia Vasséva

Photos : BGNES

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