Journée internationale pour la protection de la mer Noire

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Les 6 pays riverains de la mer Noire – la Bulgarie, la Roumanie, l’Ukraine, la Russie, la Georgie et la Turquie – marquent le dernier jour du mois d’octobre la Journée de leur mer commune. Le 31 octobre est la date à laquelle en 1996 les pays riverains ont adopté un Plan stratégique d’action pour la protection de la mer Noire. Ce plan concrétise la Convention sur la mer Noire signée quatre ans plus tôt. Ceci nous amène à la conclusion que la coopération internationale pour la protection de cette relativement petite mer n’est qu’à ses débuts et ne date que de 20 ans.
La mer Noire est une mer presque close et elle est parmi les bassins dans le monde qui s’écoulent le plus lentement. C’est peut-être pour cette raison que ses profondeurs sont saturées d’hydrosulfures qui ont chassé toutes les formes de vie dans 85% de ses eaux. Rien que 10-15% des eaux de cette mer sont encore vivantes. En dessous de cette couche de vie, c’est le règne des organismes anaérobes et des vestiges archéologiques de plusieurs civilisations antiques, vestiges qui sont bien conservés grâce aux substances sulfuriques. On appelle cette mer Noire en raison de sa variable humeur. Et, peut-être, pour la plus faible transparence de ses eaux – en moyenne 5 m à la différence de sa voisine la Mediterrannée où les regards peuvent pénétrer jusqu'à 30 m de profondeur.

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La mer Noire est sensiblement moins salée que la Mediterrannée car elle accueille les eaux de 4 des plus grands fleuves européens – le Danube, le Dniepr, le Dniestr et le Don qui y déversent malheureusement également beaucoup de déchets venant des pays européens. Notre mer est peut-être la mer la moins salée dans le monde, les marées sont presque invisibles et il n’y a pas dans la mer Noire des créatures dangereuses pour l’homme. On observe dans cette mer plus de 2000 espèces animales et 1000 espèces végétales. Pendant les années 60 du siècle passé a démarré un processus de perte de la diversité biologique et les passages de poissons aujourd’hui sont beaucoup plus modestes que ceux dans la Mediterrannée.
L’importance de la Journée internationale de la mer Noire se cache dans son ambition d’attirer l’attention du public sur les menaces qui pèsent sur notre mer – la pollution et la pêche démesurée, le surpeuplement de ses rives et les abus en matière de bâtiment. En tant que pays membres de l’Union européenne, dotés en conséquent d’une législation plus stricte, la Bulgarie et la Roumanie jouent le rôle de leaders dans les efforts pour l’amélioration du système écologique de la mer Noire, a souligné pour Radio Bulgarie Internationale l’ingénieur Guéorgui Terzov, expert à la direction Gestion des eaux dans le ministère de l’environnement et des eaux. Ces dernières décennies les efforts de la Bulgarie sont ciblés sur la construction de stations d’épuration pour les eaux résiduelles des agglomérations sur la côte, stations financées par les fonds européens. Il existe, selon l’expert, trois accents sur le littoral bulgare long de près de 400 km.

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« Le premier accent tombe sur la station de vacances Zlatni piassatsi, une des régions les plus peuplées dans le secteur septentrional du littoral. La station d’épuration existante n’est plus en mesure de traiter la totalité des eaux résiduelles. C’est pour cela que la station sera élargie et modernisée avec le soutien financier de l’UE. Le deuxième accent tombe sur toute la région autour de l’antique ville de Nessebar, y compris la fameuse station da vacances Slantchev briag. La situation dans cette région est identique et la station d’épuration n’est plus en mesure de traiter les volumes nécessaires. C’est pour cette raison que la municipalité de Nessebar a signé un accord pour l’agrandissement et la modernisation de la station déjà en place. Le troisième accent des efforts bulgares au niveau de la protection de la mer Noire tombe sur la ville de Sozopol qui ne dispose pas de station d’épuration. Celle-ci sera construite dans le cadre d’un projet européen”.

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Les autorités bulgares réalisent en ce moment également de nombreux projets pour la rénovation des canalisations et la construction de stations d’épuration dans beaucoup d’autres plus petites agglomérations sur le littoral – Primorsko, Kiten, Pomorié, Tsarevo, Balchik. Les équipements sont déjà en place dans les régions de Bourgas, Obzor et Biala, ajoute l’expert. Selon l’Agence européenne de l’environnement les eaux marines sur le littoral bulgare ont d’excellentes qualités pour les baignades en étant conformes non seulement aux exigences de base mais également à des critères qui ne sont que recommandés. C’est grâce à cela que la Bulgarie se range au Top 10 des pays avec les eaux les plus pures dans le monde.

Version française : Vladimir Sabev
sabev@bnr.bg

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