L’église orthodoxe bulgare "Saint Stéphane" à Istanbul dans toute sa splendeur…

Photo: BTA

Dimanche, 7 janvier, l’Eglise orthodoxe bulgare d’Istanbul, connue encore comme l’Eglise de fer, ouvrira à nouveau ses portes après des années de rénovation. Sa nouvelle consécration sera célébrée lors d’une grande cérémonie par le patriarche œcuménique Bartholomée Ier, primat de l’église orthodoxe à Constantinople, et le patriarche bulgare Néophyte. A la cérémonie assisteront le premier ministre bulgare Boyko Borissov, le président turc Recep Erdogan, des ministres, des représentants du clergé et plus de 1000 invités d'honneur des deux pays.

La restauration complète de ce monument unique du patrimoine historique et culturel bulgare a pris 6 ans et a coûté près de 4 millions d’euros, financés par la Ville d’Istanbul. Nous avons rencontré le père Anguel qui pendant plus de 13 ans se met au service de la communauté bulgare à Constantinople :

Le père AnguelLes travaux de rénovation de l’église de fer commencent en 2011 et devaient, au départ, s'achever au bout d'un an, mais la profonde corrosion de l’édifice a prolongé la période de réhabilitation pour ne prendre fin que 6 ans plus tard. Tout a été réparé et remis à neuf, y compris les anciens ornements et décorations qui ont été refaites, dans le strict respect du projet du cabinet d’architectes autrichien « R. Ph. Wagner ».

L’église orthodoxe bulgare „Saint Stéphane” marque cette année son 120e anniversaire et c’est un monument emblématique pour la Bulgarie, symbole des luttes d’indépendance de l’église bulgare. Le 17 octobre 1849, un firman /décret/ du Sultan donne l’autorisation aux chrétiens de construire leurs temples. Le prince Stéphane Bogoridi offre le premier étage de sa maison en bois, transformé dans un premier temps en une chapelle, inaugurée le 9 octobre 1849. Plus tard, elle donne lieu à une modeste église nommée « Saint Stéphane », du nom du saint protecteur du donateur Stéphane Bogoridi – et fut connue comme l'Eglise en bois. De tous les temps, l’église reçoit les nombreux fidèles bulgares, mais aussi des touristes par milliers, qui restent fascinés par cette église de fer.

En effet, la ville d’Istanbul est riche en sites touristiques qui attirent de nombreux visiteurs, mais « Saint Stéphane » jouit toujours d’un intérêt particulier, poursuit son récit le père Anguel. – N’oublions pas qu’en 2007, à l’occasion d’une grande étude réalisée parmi 100 architectes turcs, l’église de fer est considérée, malgré son état de délabrement, comme le plus beau temple de la foi sur le territoire de la Turquie. Imaginez ce qu’ils en penseront après sa rénovation qui en fait, sans aucun doute, une perle de la couronne d’Istanbul.

A l’époque de la construction de l’église de fer au XIXe siècle, les chrétiens orthodoxes bulgares sont 50 000. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 1000. Viennent-ils souvent à l’église et respectent-ils les traditions, surtout qu’une école bulgare a récemment ouvert ses portes à Istanbul ?

Malheureusement, mes paroissiens ne sont pas très nombreux, et encore la plupart d’entre eux sont âgés. Ils viennent souvent à la chapelle « Saint Jean de Rila » au quartier Shisli. A cause de la corrosion et de l’état de la construction de « Saint Stéphane », ils venaient moins souvent pour prier en l’église de fer. A la Théophanie, à Pâques, le jour de la fête votive, mais pousser les portes du temple leur faisait toujours plaisir. Je suis sûr qu’ils viendront en masse après la rénovation de l’église. Quant à l’école bulgare, elle a ouvert il y a deux ans, à l’initiative du Consulat général bulgare à Istanbul. Nous avons trois classes pour trois tranches d’âge. Les petites sections, les collégiens et des adultes, de plus de 35 ans, qui souhaitent apprendre le bulgare et dont une partie sont des paroissiens…

Récit : Sonia Vasséva

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