La campagne „Bouchons pour l’avenir“ fait don de couveuses

L’initiative de charité « Bouchons pour l’avenir » a fait don de sa 6ème couveuse à l’hôpital de Knéja (Bulgarie du nord), après avoir déjà fait don de 5 autres couveuses aux maternités de Tcherven Briag, Tchirpan, Botebgrad, Nova Zagora et Troyan. Le lendemain une collecte de bouchons a été organisée dans les villes de Pleven, Véliko Tarnovo, Choumen, Vratsa, Pazardjik et Varna, le 13 avril la collecte de bouchons étant prévue pour Sofia et à Plovdiv.


A la base de cette initiative de charité sont Martina Yordanova et Lazare Radkov. Leur rencontre lors d’un exercice de bienfaisance s’avère déterminante pour des centaines d’enfants prématurés en Bulgarie. C’est alors que naît également l’idée de collecter des bouchons en plastique en échange desquels pourraient être achetées des couveuses qui seraient offertes aux hôpitaux municipaux qui en auraient besoin. D’après les propos de Lazare on arrive à réaliser une bonne collecte car y participent un très grand nombre de bénévoles, ce qui fait qu’à ce jour ont été recyclées environ 70 tonnes d’objets en plastique.


Le prix moyen du plastique dont sont fabriqués les bouchons, du polyéthylène de grande épaisseur, est d’environ 40 centimes le kilogramme. Nous sommes en train de nous informer auprès des maternités pour décider à quels autres hôpitaux nous devrons offrir les deux autres couveuses » de toutes les 8 couveuses achetées, déclare Lazare Radkov et remonte au début de son histoire :


Notre idée c’était d'aménager un terrain de jeux mais la plupart des participants à l’initiative avaient opté pour l’achat de couveuses. Nous avons découvert qu’un enfant sur trois qui ont été placés dans des couveuses les premiers jours après leur naissance souffre d’une déficience visuelle, alors qu’un enfant prématuré sur dix en Bulgarie a réellement besoin de passer un certain temps dans une couveuse. La situation dans les hôpitaux des petites villes est catastrophique – les équipements, s’il y en a, sont obsolètes. C’est pour cette raison que nous avons lancé la devise « Bouchons pour l’avenir ». Notre initiative de charité a une page Facebook avec plus de 60 000 suiveurs, les gens ramassant des bouchons étant des milliers à travers toute la Bulgarie. L’idée se répand de bouche à oreille, les médias nous aidant également beaucoup par leurs publications et annonces, déclare Lazare qui poursuit :

Primo, la campagne a pour but de faire en sorte qu’il y ait moins de pollution dans la nature, secundo – elle aide les enfants nés prématurément par le biais des couveuses, et tertio – notre campagne inculque le sentiment du bénévolat chez les gens et modifie leur manière de penser. Beaucoup de gens nous ont écrit pour nous informer qu’ils avaient commencé à trier les déchets. 


La campagne « Bouchons pour l’avenir » compte entièrement sur des bénévoles, soit sur des anonymes dont personne ne parle mais qui chaque jour participent à différentes initiatives de bienfaisance et font en sorte que le monde devienne meilleur, est convaincu notre interlocuteur. Il dit que l’activité en question est entièrement transparente, que des rapports financiers sont régulièrement établis sur les recettes collectées, y compris les dons. 

La Bulgarie a la possibilité de recycler les objets en plastique de la moitié, voire de toute la région des Balkans. Une de nos usines seulement a les capacités de recycler environ 220 mille tonnes annuellement, alors qu’en Bulgarie tous les déchets en plastique constituent au total 170 mille tonnes. 


Environ 85% des adhérents à l’initiative sont des femmes. Beaucoup de jardins d’enfants et écoles collectent des bouchons. Ce sont les deux groupes principaux – déclare Lazare et se dit optimiste pour ce qui est de l’augmentation du nombre de « fournisseurs » de bouchons car, selon lui, les nouveautés en famille passent par les enfants. C’est à ces enfants notamment que nous voulons apprendre à devenir des bénévoles dans les différentes campagnes de charité. Pour ce faire, il est nécessaire de modifier la manière de penser du Bulgare, au moins pour ce qui est de la jeune génération car c’est exactement le chemin à parcourir si nous voulons changer notre avenir. Si nous ne réussissons pas, au moins nous aurons nettoyé une partie de la Planète et aurons secouru les prématurés bulgares, conclut Lazare Radkov.

Version française : Nina Kounova

Photos: archives personnelles et BTA

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